PostgreSQLLa base de données la plus sophistiquée au monde.

Version anglaise

29.2. Write-Ahead Logging (WAL)

Write-Ahead Logging (ou WAL, pour « écriture de journaux en amont ») est une méthode courante pour garantir l'intégrité des données. Une description détaillée peut être trouvée dans la plupart des livres sur le traitement transactionnel, sinon tous. En résumé, le concept central du WAL est de ne modifier les fichiers de données (donc les tables et les index) qu'après que les changements ont été journalisés, c'est-à-dire qu'après que les enregistrements décrivant ces changements ont été écrits sur du stokage permanent. Si nous suivons cette procédure, nous n'avons pas besoin d'écrire les pages de données vers le disque à chaque validation de transaction car nous savons que, dans l'éventualité d'une défaillance, nous serons capables de récupérer la base de données en utilisant le journal : chaque changement qui n'a pas été appliqué aux pages de données peut être ré-exécuté depuis les enregistrements du journal. (Ceci est une récupération roll-forward, aussi connue sous le nom de REDO).

[Astuce]

Astuce

Comme les journaux de transaction permettent de restaurer le contenu des fichiers de base de données après un arrêt brutal, un système de fichiers journalisé n'est pas nécessaire pour stocker avec fiabilité les fichiers de données ou les journaux de transactions. En fait, le surcroît de travail lié à la journalisation peut réduire les performances, tout spécialement si la journalisation cause l'écriture des données sur disque. Heureusement, l'écriture des données lors de la journalisation peut souvent être désactivée avec une option de montage du système de fichiers, par exemple data=writeback sur un système de fichiers Linux ext3. Par contre, les systèmes de fichiers journalisés accélèrent le redémarrage après un arrêt brutal.

Utiliser les journaux de transaction permet de réduire de façon significative le nombre d'écritures sur le disque : seul le journal a besoin d'être écrit sur le disque pour garantir qu'une transaction a été validée, il n'y a pas besoin d'écrire dans chaque fichier de données modifié par la transaction. Ce journal est écrit séquentiellement, ainsi le coût de vidage sur disque du journal est largement moindre que le coût d'écriture des pages de données. Ceci est tout spécialement vrai pour les serveurs gérant beaucoup de petites transactions touchant différentes parties du stockage de données. De plus, quand le serveur traite beaucoup de petites transactions en parallèle, un fsync du journal des transactions peut suffire pour enregistrer plusieurs transactions.

Les journaux de transaction rendent possible le support de sauvegarde en ligne et de récupération à un moment donné dans le temps, comme décrit dans la Section 25.3, « Archivage continu et récupération d'un instantané (PITR) ». En archivant les journaux de transaction, nous permettons un retour à tout instant couvert par les données disponibles dans les journaux de transaction : nous installons simplement une ancienne sauvegarde physique de la base de données et nous rejouons les journaux de transaction jusqu'au moment désiré. Qui plus est, la sauvegarde physique n'a pas besoin d'être une image instantanée de l'état de la base de données -- si elle a été faite pendant une longue période de temps, alors rejouer les journaux de transaction pour cette période corrigera toute incohérence interne.